Positions sexuelles acrobatiques

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Avec la libéralisation des moeurs de ces dernières décennies, les attitudes envers le sexe ont bien changé par rapport à celles qu’ont connues nos grands-parents et ont entraîné une importante demande d’information en la matière. Non seulement il fallait corriger les conceptions erronées, mais on reconnaissait aussi que le sexe est l’une des activités humaines les plus épanouissantes.

Pratiquer des positions sexuelles acrobatiques n’est pas donné à tout le monde. Jouir en mobilisant toute sa musculature pour l’effort n’est pas une sinécure. Mais si la forme physique le permet, cela ne manque pas de charme ! Jouer de positions à contre courant de l’anatomie vous fera vivre des sensations inédites et sportives. Les positions acrobatiques, exposées dans le kama Sutra, sont, essentiellement :

Celui qui reste à la maison :
On appelle ainsi, une position où la femme déplace son bassin et où l’homme suit ses mouvements en s’efforçant de maintenir sa verge dans son vagin, c’est-à-dire, en somme, en essayant de « rester à la maison » !

La brouette :
La brouette exige une participation active des deux partenaires. La femme pose ses avant-bras sur des coussins de part et d’autre de la tête. A quatre pattes, elle offre au regard de l’homme le spectacle affriolant de sa croupe redressée. Debout derrière elle, il se saisit alors de ses chevilles, soulève ses fesses et serre les cuisses de sa partenaire contre ses hanches; puis, se fléchissant autant que nécessaire, il la pénètre vigoureusement.

L’aurore boréale :
La femme s’allonge sur le dos, les mains de part et d’autre de la tête, paumes vers le sol. Elle relève alors les coudes, soulève son bassin et ses épaules, la tête renversée en arrière, le buste arqué. Ses pieds reposent au sol ainsi que ses mains et éventuellement sa tête. Dans cette position cambrée, l’homme s’agenouille alors sur des coussins devant sa partenaire. Puis soutenant les hanches de la femme, il introduit son pénis dans le vagin de celle-ci.

Le marteau-piqueur :
La femme prend la position dite « en chandelle » : verticale, la tête en bas, appuyée sur le haut du dos et les bras, les mains ramenées sous ses reins pour les soutenir. L’homme s’installe à cheval entre ses cuisses. Il aide la femme à garder la position en maintenant la jambe qui est devant lui. Pour effectuer la pénétration, du haut vers le bas, il fléchit légèrement les genoux.

L’étreinte du panda :
Pour s’unir dans cette étreinte, la femme et l’homme s’allongent de tout leur long sur le côté, en se faisant face, mais en tête-bêche, le visage de la femme devant les jambes de l’homme, et inversement. Elle enserre le bassin de son partenaire et se fait pénétrer en se collant contre lui.

La culbute :
À l’aide de ses mains, la femme, désormais étendue sur le sol, maintient les pieds le plus près possible de la tête, de part et d’autre de celle-ci, les fesses à peine soulevées. L’homme s’étant placé face à la femme, en position accroupie, introduit son pénis facilement et profondément dans son sexe.

L’arc-en-ciel :
La femme se couche sur un côté, les jambes allongées. L’homme, sur le flanc également, se glisse entre les cuisses de la femme, tête-bêche, jambes tendues. Sa partenaire a maintenant une cuisse appuyée sur la hanche de son amant, l’autre jambe reposant sur la couche. L’homme pénètre la femme, jambes serrées ; il replie son buste, de sorte que ses mains peuvent s’agripper aux épaules de sa compagne, pour la maintenir et la caresser. Celle-ci attrape les pieds de l’homme ou ses chevilles, et les tire vers elle. Dans cette position, appelée aussi « l’arc bandé », l’homme est l’arc, la femme est la flèche.

La balançoire :
La femme, au-dessus de l’homme, lui tourne le dos. Celui-ci, en position assise, étend les jambes en les écartant légèrement, incline le buste vers l’arrière en s’appuyant sur ses mains placées derrière lui, bras à peine fléchis. La femme s’agenouille sur lui, les jambes repliées de part et d’autre de ses cuisses et guide d’une main le pénis vers l’entrée de son vagin.

Le grand écart :
La femme monte debout sur deux chaises, un pied sur chaque siège. Son amant, auquel elle tourne le dos, écarte lentement les deux chaises l’une de l’autre, de sorte que les jambes de sa partenaire s’écartent doucement, elles aussi, et forment le plus grand angle possible. Plus grand est l’écart, plus accessible se trouve la vulve, à la fois par sa hauteur, par rapport à celle du sexe de l’homme, par sa position et son ouverture. Car, le sexe ainsi écartelé, la dame offre un passage facile au pénis de son amant.

L’artilleur :
L’homme installe la femme en position assise, au bord d’un lit, d’une chaise ou d’un tabouret. Lui-même s’agenouille sur un coussin, le buste bien droit, sa bouche à la hauteur de celle de sa compagne, les deux sexes prêts à se rencontrer. Il saisit les jambes de sa maîtresse, les écarte et les place en appui sur ses épaules. Une fois les jambes bien calées, il maintient solidement la femme dans cette position, en plaçant un bras derrière sa tête, tandis qu’elle-même entoure, de ses bras, le buste de son amant. Celui-ci guide alors le pénis à l’entrée de son vagin, prêt à y pénétrer…

Tape-cul :
Au sol ou sur un lit, les deux amants s’installent face à face et allongent leurs jambes en position écartée. Pour plus de commodité, les jambes de la femme sont au-dessus de celles de l’homme, son bassin légèrement en bascule vers le haut. Ainsi placés, les amants étendent leurs bras en avant jusqu’à ce que leurs doigts se joignent et, s’attirant l’un l’autre, rapprochent leur fesses de façon à ce que leurs sexes se touchent et se pénètrent. Alternativement, les amants s’allongent ou se redressent; ce sont ces mouvements de balancement qui provoquent le va-et-vient. Si la femme y parvient, lorsqu’elle se redresse, elle peut soulever ses fesses : le pénis pénètre alors plus profondément dans son vagin devenu plus étroit encore….

La bête à deux têtes :
Les amants sont à contresens, de sorte que les contacts physiques soient limités au seul contact de leurs sexes. Lorsqu’ils ne peuvent plus résister au plaisir de les faire fusionner, l’homme, toujours agenouillé et tournant le dos à sa compagne, s’écarte d’elle. La femme s’étend sur le dos, glisse un coussin sous ses fesses, de façon à rehausser son bassin. Puis, s’aidant au besoin de ses mains, elle soulève ses cuisses et ses jambes qu’elle garde écartées au-dessus d’elle. Dans cette position, son sexe s’ouvre largement. Elle repose maintenant les bras sur le lit et détend son corps. L’homme revient vers elle, se déplaçant à quatre pattes, à reculons et à l’aveuglette, jusqu’à ce qu’elle puisse saisir son pénis dressé. Tandis qu’elle s’en empare, l’homme allonge ses bras devant lui et repose sa tête sur le lit, tel un chat qui s’étire ; ses pieds sont de part et d’autre du corps de sa partenaire, ses fesses sont redressées au-dessus d’elle. Elle guide alors le pénis sur sa vulve …

La créativité de chaque couple et le niveau de confort déterminent le choix des positions. Mais, le tout est de savoir varier les plaisirs et être inventif. Alors, sachez que jouer les acrobates provoque des sensations très riches et stimule ardemment la libido !!

Photo : Mouk